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OK Serrurier

Question fréquente

Reconnaître un dépanneur douteux avant qu'il touche à la porte

Le dépannage d'urgence est le terrain d'une minorité qui profite du moment où l'on n'est pas en état de discuter. Les signaux sont peu nombreux, ils apparaissent tous avant l'intervention, et ils suffisent à raccrocher.

Au téléphone, avant même de donner votre adresse

Un professionnel sait ce que coûte une porte claquée avant de partir. Le refus de donner une fourchette — « ça dépend, on verra sur place » — n'est pas de la prudence : c'est la condition pour annoncer un prix une fois que vous n'avez plus le choix.

Deuxième signal : l'annonce d'un perçage alors que vous venez d'expliquer que la porte est simplement claquée. Percer sert à contourner un verrouillage. Sur une porte non verrouillée, il n'y a rien à contourner, et la proposition dit tout du devis à venir.

Troisième signal, plus discret : l'entreprise qui ne se nomme pas. Un numéro qui répond « serrurerie, j'écoute » sans raison sociale ne vous laissera aucun recours, et la facture, si elle arrive, ne portera pas de SIREN.

Sur le palier, avant de le laisser commencer

Le devis écrit avant travaux est une obligation légale au-delà de 150 €, et une pratique normale en dessous. Un technicien qui commence sans rien écrire vous met dans une position où contester devient très difficile.

Le prix qui change à l'arrivée, sans qu'un élément nouveau ne le justifie, est le cœur de l'arnaque. Un élément nouveau existe parfois — une serrure blindée non annoncée, une tentative d'effraction antérieure — et dans ce cas il se montre et s'explique. « C'est plus compliqué que prévu » n'est pas une explication.

Enfin : un professionnel vous demande une pièce d'identité et un justificatif de domicile. Celui qui ouvre sans rien demander ouvrirait aussi bien pour quelqu'un d'autre, et c'est en soi une raison de ne pas le laisser faire.

Après, si c'est déjà arrivé

Payez par un moyen traçable. Le refus de la carte au profit d'espèces exigées sur place est un signal en soi, et cela vous prive de toute possibilité d'opposition.

Une facture est obligatoire, pas une faveur. Elle doit porter la raison sociale, le SIREN, le détail de la main-d'œuvre, des pièces et des majorations. Sans elle, ni assurance ni recours.

En cas d'abus caractérisé, le signalement se fait auprès de la DGCCRF, et la plainte auprès du commissariat. Le paiement sous contrainte — technicien qui refuse de partir tant qu'il n'est pas payé — relève de l'extorsion, et le dire à voix haute suffit souvent à faire changer le ton.

Questions fréquentes

Un tarif d'appel très bas est-il un mauvais signe ?
Souvent. « Ouverture à partir de 49 € » est un prix d'accroche qui ne correspond à aucune intervention réelle : le montant final se construit sur place avec des lignes qui n'avaient pas été annoncées. Une fourchette honnête est plus large et plus haute, et elle tient.
Puis-je refuser une intervention une fois le technicien arrivé ?
Oui, tant que le travail n'a pas commencé. Le déplacement peut vous être facturé s'il avait été annoncé, mais rien de plus. Si le prix annoncé sur place ne correspond pas à celui du téléphone, c'est le moment de dire non — pas après.
Comment vérifier qu'une entreprise existe vraiment ?
Le SIREN se vérifie en quelques secondes sur l'annuaire des entreprises. Une entreprise réelle a une dénomination, une adresse et une date d'immatriculation consultables publiquement. C'est aussi ce qui vous permettra d'agir si les choses tournent mal.
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